Les différents bilans de la catastrophe

On constate que le cyclone a fait beaucoup de dégâts et pas seulement en Louisiane, même si celui-ci reste l’Etat le plus touché (1 577morts), en effet , il a aussi fait de nombreux morts dans le Mississippi, en Floride, dans l’Alabama, en Géorgie, dans l’Ohio et dans le Kentucky.

On dénombre aussi 141 500 sinistrés ainsi que 135 personnes portées disparus.

État Morts Morts
directes
s
Floride 14 4
Louisiane 1577 314  
Mississippi 238 233  
Alabama 3 0  
Géorgie 2 2  
Kentucky 1 1  
Ohio 2 0  
Total 1837 554

   

Les sinistrés ont été hébergés pas plusieurs organismes : en effet , la Croix-Rouge a hébergé 100 000 personnes, l’agence fédérale chargée des secours d’urgence (FEMA) dit pour sa part avoir hébergé 76 000  personnes dans 275 foyers et les autorités texanes, elles, évoquent l’accueil de 73 000 sinistrés dans leur centre.

   D’autre part, la population  pauvre, constituée majoritairement de noirs, à senti une certaine discrimination car elle a été évacuée en dernier , ils n’avaient pas non plus de moyens de transport pour pouvoir rapidement partir. De plus, la population pauvre a été mal renseignée sur l’ampleur de la catastrophe et sur les consignes à suivre. L’intervention des secours a été lente provoquant ainsi des conséquences sanitaires ; en effet des cadavres flottaient encore dans les rues entraînant ainsi de graves problèmes de santé publique : les responsables s’attendaient à de multiples problèmes de santé dans les semaines et les mois à venir notamment des risques épidémiologiques comme des maladies rarement vues aux Etats-Unis : le choléra et la typhoïde. Il faut aussi faire attention à d’autres maladies se déclarant au contact d’une eau polluée, dont beaucoup de personnes évacuées ont été confrontées. C’est pour cela que les autorités sanitaires ont prôné la prise de mesures rigoureuses en matière de protection, d’hygiène et de désinfectant pour ceux qui continuaient à être en contact avec l’eau polluée.

 

 

   Hormis des victimes et des dégâts sanitaires, Katrina a également eu des conséquences écologiques : fuites de pétroles, fuites de gaz, usines de traitement des eaux endommagées, des eaux colorées et opaques…

  Huit jours après la catastrophe, les autorités étaient déjà inquiètes de la quantité de matières dangereuses présentent dans les usines détruites et craignaient des explosions, des incendies et une pollution de l’eau.

  500 stations d’épurations ont été endommagées ou détruites, on dénombre 170 sources de fuites d’hydrocarbures et de gaz naturel : ceci faisant craindre un second désastre aux experts en toxicologie.

  Un mois après le cyclone, on estimait  que 190 000 barils de pétroles, soit trente six millions de litres, se sont déversés dans les eaux. Ce pétrole ne devrait pas atteindre le lac Mississippi mais stagner dans les canaux annexes.

 

 

 Le cyclone Katrina est le plus cher de l’histoire des assurances et la pire catastrophe de l’histoire du pays. Elle aurait causée au moins 125 milliards de dollars de dégâts, dont 40 à 60 milliards devraient être à la charge des assurances, montant, qui est encore plus élevé que les 32,4 milliards du World Trade Center en 2001.

Dans l’Etat du Mississipi, de 40 à 50 Km de côtes ont été ravagées. Environ 80% de la Nouvelle-Orléans a été inondés, 711 plates-formes et puits pétroliers ont dû être fermés. La production de pétrole de ces régions, représentant 3% du PIB, soit 88,5% de la production américaine normale de pétrole brut, était toujours arrêtée cinq jours après le passage de l’ouragan. Cette interruption représente une centaine de millions de dollars perdus par jours. Le gouvernement américain met alors en place l’une des opérations nationales les plus vastes de l’histoire des Etats-Unis afin de réparer les dommages causés par Katrina.« Le gouvernement Bush » prend des mesures visant à atténuer les éventuelles interruptions dans l’approvisionnement en pétrole.

Il n’est pas facile de faire des prévisions justes quant aux conséquences économiques du cyclone, car il est difficile d’évaluer l’étendue des dégâts et le temps qu’il faudra pour relancer les principales industries des régions touchées.

 

Cependant, quelques anciens et actuels membres du gouvernement restent optimistes par rapport à l’économie de pays, ils affirment : «  si à court terme le cyclone Katrina va avoir des conséquences dévastatrices sur l’économie locale et paralyser le commerce régional ainsi que la distribution d’énergie, ses effets à long terme sur l’économie américaine devraient être modérés ».

G. Bush souhaiterait réduire certaines dépenses de l’Etat fédéral pour reconstruire les régions dévastées par Katrina.

 

 

 L‘importance des dégâts et le nombre impressionnant de victimes auraient pu être largement diminué. En effet, en 1999 des experts examinent le cas de la Nouvelle-Orléans. Ils ont prouvé que les digues ne pourraient résister à une catastrophe de l’ampleur de Katrina. Les digues qui entourent la Nouvelle-Orléans étaient dimensionnées pour résister à un cyclone de niveau 3, alors que Katrina était à la limite entre 4 et 5. Les mêmes experts avaient préconisé de rénover les digues et de revoir les plans d’évacuation et de transport des populations, mais le gouvernement a rejeté ces recommandations.

De plus, les habitations côtières sont exposées à un plus grand risque et le delta du Mississippi a une forme qui fait que les ouragans « envahissent » plus facilement les terres. La solution idéale serait de ne pas construire dans ces zones, mais elles sont aujourd’hui sur-industrialisées et sur-aménagée

 

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